Art-o-rama Marseille / Galerie Laurence Bernard

 

ART-O-RAMA, Marseille
Salon international
d’art contemporain
28, 29 & 30 août 2015

 

28 août 2015

15h—21h30
Preview & vernissage (sur invitation uniquement

)
Demandes d’accréditations à contact@art-o-rama.fr

29-30 août 2015

15h—20h
Ouvert au public
Exposition ->13 septembre 2015 inclus
Tarif : 3€

La Cartonnerie
Friche la Belle de Mai
41 rue Jobin
13003 Marseille
, France

 

Pour sa participation à ART-O-RAMA, la galerie suisse Laurence Bernard propose un projet intitulé « NULLE PART » réunissant trois artistes de la scène contemporaine : Caroline Corbasson, Bertrand Plane et Koka Ramishvili.

« NULLE PART » traite de la notion de « placement » et de l’invention d’un langage exploratoire, propre à lier un sol imaginaire à un ciel imaginable. Un voyage du tellurique au céleste.

Des premières allusions profondément ancrées dans le sol déterminent un espace terrestre que circonscrit une mesure théorique du temps de vie humain. Matières brutes et formes ouvragées se côtoient dans ce système d’équilibre empruntant à des éléments déplacés leurs propriétés ontologiques. Ces essentiels, une luminescence céleste, déploient leurs horizons irradiants quoique lointains. Même une perception juste de ces territoires habitables est niée : le globe, image encyclopédique, fruit d’explorations, de la conquête de la hauteur et des « vues du ciel », devient une sphère opacifiée et réfléchissante.

Aussi en vient-on à une autre dimension, loin, précisément, de la surface de la Terre, de ses paysages, où la crainte du vide, de l’infinitude et de l’étrangeté tient souvent à l’insuffisance de nos outils de captation, à l’absence d’un système commun de mesures. Aussi, réévaluer l’approximation nécessaire et positive qu’a notre regard sur l’infini, conduit à la mise en œuvre de travaux aussi suggestifs que puissamment inspirés par l’ambition du « par-delà ». Il reste deux voyages : la contemplation ou l’érémitisme… Pourtant, « partir n’a jamais permis d’aller nulle part » (Gilles A.Tiberghien, Le principe de l’axolotl).